Coin littéraire

Comme chaque année, le festival accueille le salon du livre en partenariat avec la librairie Decitre. Pendant ce salon vous pourrez découvrir les nouveaux ouvrages géopolitiques et rencontrer les auteurs de certains de ces ouvrages. Des séances de dédicaces seront organisées durant la durée du festival.

Le Livre du festival 2017 : La ville, lieu de conflits

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Le festival a son livre exclusif en lien avec le thème. Cette année, il s’agit de La ville, lieu de conflits dirigé par Béatrice Giblin, et présentant les cas du Grand Paris par Philippe Subra, Jérusalem par Frédéric Encel, Rio de Janeiro par Hervé Théry et Karachi par Michel Boivin.

Il ne sera disponible que le temps du festival sur l’espace librairie au prix de 9.90€

Les auteurs débattront sur la question le jeudi 9 mars à 10h15 à GEM – Auditorium. Une séance de dédicaces suivra.

 

Ce livre est un extrait du livre Les conflits dans le monde. Approche géopolitique paru aux éditions Armand Colin sous la direction de Béatrice GIBLIN.

L’approche géopolitique, en intégrant le raisonnement géographique, en confrontant les représentations que les différents protagonistes se sont forgés de leur territoire au cours de l’histoire, permet d’analyser les rivalités de pouvoir et la façon dont s’exprime chacune des forces en présence.

Car si la guerre procède toujours d’un conflit, tous les conflits ne dégénèrent pas forcément en guerre. Aussi la notion mérite-t-elle d’être interrogée, en la plaçant à différentes échelles, selon son degré de complexité, de gravité et selon la taille du territoire en jeu : la ville (affrontements urbains, conflits d’aménagement), la frontière (conflits interétatiques, frontière-mur, frontière incertaine), la région (conflits infraétatiques, entre régions et État), l’État (conflits pour le contrôle des ressources).

À travers de nouveaux cas emblématiques (Ukraine, Kurdistan, Daech, cyberespace…), cette édition entièrement revue constitue un outil indispensable de compréhension des grandes crises contemporaines.

 Collection U, 9782200611613 , 368 pages, 32 €

En partenariat avec  

 

Sébastien Abis, Géopolitique du blé, Ed,Armand Colin

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L’agriculture est une composante essentielle de l’agenda stratégique international. Activité ancestrale, elle continue de déterminer l’avenir du développement humain. La sécurité alimentaire conditionne, en effet, la stabilité des États et la paix dans le monde. Nourrir une population en croissance, dans un contexte de raréfaction des ressources et de transformations des rapports de forces économiques entre les puissances, constitue l’un des enjeux les plus complexes de ce siècle.

Les céréales sont l’illustration parfaite de cette dimension stratégique des questions agricoles. Le blé, plus particulièrement, incarne à quel point une matière première alimentaire détermine la sécurité mondiale et l’évolution des relations de pouvoir entre les rares pays qui en produisent et ceux, bien plus nombreux, qui ont recours aux marchés internationaux pour satisfaire leurs besoins. Car c’est avec le blé que l’alimentation de base des populations s’est construite dans le temps. Quand il vient à manquer, c’est l’agitation et la peur. Il retrouve, le cas échéant, toute sa centralité politique.

Le blé entre chaque jour dans la vie de milliards d’individus. Alors que sa consommation se mondialise, il reste très inégalement réparti sur la planète. Face à ces dynamiques sociodémographiques et à ces disparités territoriales, le rôle du commerce s’amplifie et les stratégies des acteurs s’affirment. Aux défis de sa production s’ajoutent ceux du transport et des investissements nécessaires pour que les récoltes en blé puissent suivre la progression de la demande et anticiper les prochaines ruptures climatiques ou géopolitiques.

Explorer cette face cachée de la mondialisation dans des temps longs et sur plusieurs continents pour révéler la permanence du pouvoir du blé, telle est la méthode proposée par ce livre, qui rappelle avec force le caractère stratégique de l’agriculture.

 

Sébastien Abis est directeur du Club Demeter et anciennement administrateur au Secrétariat général du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM). Il est aussi chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il est spécialisé sur les enjeux stratégiques de l’agriculture, des céréales et du bassin méditerranéen.

Alexandre Latsa, Un printemps russe, Editions des Syrtes

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Le traitement systématiquement négatif de la Russie dans les médias français et occidentaux est indiscutable : corruption, guerres dans le Caucase, atteinte aux droits de l’homme, opposition politique interdite, attentats à Moscou, discothèques qui brûlent, démographie qui s’effondre, minorités sexuelles menacées… Même lorsque la Russie mène seule une guerre juste en Syrie contre ce danger pour la France qu’est l’Émirat islamique, comme les derniers attentats nous l’ont démontré, les médias s’en prennent au Kremlin qui serait une menace pour la paix et la sécurité.

Ce traitement médiatique n’est pas le fruit du hasard. Il est en réalité l’une des facettes de la guerre totale menée contre la Russie renaissante. Une guerre qui monte en intensité au même rythme que le réveil russe bouscule l’agenda voulu par des élites occidentales souhaitant imposer à la Russie, comme à l’Afrique ou l’Amérique du Sud, une occidentalisation forcée sous domination morale, politique, économique et spirituelle américaine. Une guerre qui traduit l’emprise quasi totale sur le monde médiatique, politique et intellectuel français d’une nouvelle idéologie, l’atlantisme, cette variante européenne du néoconservatisme américain.

Pour Alexandre Latsa, la France doit briser cette dynamique qui l’engage sur une trajectoire extrêmement risquée pouvant mettre en péril sa sécurité et même son existence. La France doit ressurgir par une nouvelle trajectoire stratégique et historique qui lui permette d’initier son retour dans l’histoire. Elle pourrait pour cela prendre modèle sur la Russie dont chacun pensait, au cœur de cet hiver 1999, qu’elle était au bord de la disparition, alors que le pays allait, au contraire, connaître une incroyable renaissance, que l’on peut qualifier de printemps russe.

Prix Documentation Française du meilleur Mémoire de Master en économie et relations internationales

La gagnante pour l'édition 2016 était  Alice CHATELET – Sciences-Po Bordeaux : "Optimisation des pratiques humanitaires : le rôle de l’évaluation dans l’évolution du système humanitaire"

Mémoires de Master

La stratégie de lutte des états de la CEEAC contre les groupes armés
Chloé GAVERIAUX – Sciences-Po Strasbourg

Optimisation des pratiques humanitaires : le rôle de l’évaluation dans l’évolution du système humanitaire
Alice CHATELET – Sciences-Po Bordeaux

La réaction internationale à la crise de Crimée
Katerina KOMISSAROVA – Sciences-Po Strasbourg

The Shanghai Free Trade Zone : A laboratory for the regulatory network of China’s Economic Future
Clémence BRUAND – Fudan University

L’Azerbaïdjan et les 1ers jeux européens. S’imposer en Europe sans que l’Europe s’impose à lui.
Blaise LEFEBVRE – Sciences Po Grenoble

 

Prix du meilleur mémoire de master en économie et relations internationales des années précédentes

  • 2016 : "Optimisation des pratiques humanitaires : le rôle de l’évaluation dans l’évolution du système humanitaire", Alice CHATELET – Sciences-Po Bordeaux 
  • 2015 : «Le bassin du Pilcomayo : Analyse géopolitique des enjeux de la maîtrise de l'eau et de la terre dans les territoires du bassin inférieur du Pilcomayo», Olivier Antoine - Université Paris 8 - Institut Français de Géopolitique